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France Provost, tout comme plusieurs fillettes, voulait devenir vétérinaire et travailler avec les animaux. Maintenant elle est « la référence » pour interpréter les règlements qui régissent les abattoirs de viande rouge.
Profil : Susan Carbyn Susan Carbyn évalue les pertes agricoles et cerne rapidement les secteurs qui nécessitent une aide en cas de catastrophe en recueillant, en analysant, en interprétant et en utilisant de l'information géographique.
À titre de professionnelle en géomatique à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), Susan Carbyn travaille au sein d’un secteur technologique émergent. La géomatique est la science et la technologie de la collecte, de l'analyse, de l'interprétation, de la distribution et de l'utilisation de l'information géographique. Il s’agit d’un secteur technologique dont la croissance est l’une des plus rapides, et le Canada est un chef de file dans ce domaine.
Par le biais de son Service national d’information sur les terres et les eaux (SNITE), AAC exploite, au profit du secteur agricole, la précieuse source d’information que constituent les données géographiques en vue de répondre à certaines questions fondamentales comme :
Susan, qui occupe maintenant l’emploi dont elle a toujours rêvé, a commencé sa carrière dans la fonction publique à l’Herbier national du Canada à Ottawa, où elle s’est consacrée pendant trois ans à l’identification des végétaux. Elle souhaitait toutefois utiliser la géomatique aux fins d’analyse des plantes envahissantes, mais elle a rapidement réalisé qu’elle ne possédait pas toute la formation nécessaire pour y arriver. Au terme de cet emploi, elle accepte donc un poste au sein de l’unité de microscopie électronique. Fière de travailler dans un laboratoire de recherche, Susan examine les études sur la salmonelle et les efforts de recherche sur les aliments et les animaux au profit de l’avancement de la science et, plus particulièrement, du secteur des probiotiques (compléments alimentaires microbiens vivants). En 1995, Susan déménage à Kentville en Nouvelle‑Écosse, où elle participe à l’aménagement d’un laboratoire de microscopie électronique. La géomatique demeure toutefois son principal intérêt; elle s’inscrit donc au College of Geographic Sciences à Lawrencetown en Nouvelle‑Écosse en vue d’acquérir les compétences qu’elle juge nécessaires.
« J’ai une vision holistique de l’utilisation de la géomatique pour faire avancer la science et aider ceux qui ont besoin d’accéder à des données, des applications et des outils numériques. Nous ne réalisons pas parfois comment faire cadrer les connaissances et l’expertise des communautés dans un contexte plus global et c’est pourquoi je m’emploie continuellement à conseiller nos dirigeants au gouvernement dans une perspective régionale. »
Soucieuse d’améliorer son bilan carbone, Susan court cinq kilomètres chaque matin pour se rendre au travail. Elle contribue ainsi à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à réduire son niveau de stress. Elle doit conserver un niveau d’énergie élevé pour maintenir ses efforts de collaboration avec ses collègues en géomatique des universités, des secteurs privé et public et des organismes non gouvernementaux, ainsi qu’avec les citoyennes et les citoyens.
De concert avec ses nombreux collègues qui sont intéressés à saisir les occasions et les possibilités de collaboration, Susan croit que le secteur de la géomatique peut, au moyen de la recherche et de la diffusion d’avis scientifiques et géomatiques, contribuer davantage à l’amélioration de la vie de la population canadienne.
Le moment le plus impressionnant de la carrière de Susan à titre de fonctionnaire est survenu lors d’une conversation téléphonique avec un sous-ministre adjoint. Alors ambivalente à l’idée de siéger à un comité de gestion, le sous-ministre adjoint en question l’a encouragée à ne pas considérer sa carrière comme un simple travail, mais plutôt comme un moyen de répondre à ses attentes personnelles et professionnelles. Susan a siégé au comité de gestion pendant quatre ans, période durant laquelle elle a su être utile au sein d’un « organisme transparent et conciliant ». Les paroles du sous‑ministre adjoint sont toujours pertinentes pour Susan, car selon elle, nous avons la carrière que nous désirons.
