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Profil : Captain Stuart Aldridge Stuart Aldridge, le capitaine d’un navire de recherche scientifique, apprécie ses horaires de travail souples. C’est assez inhabituel : 28 jours en service, 28 jours en congé.
Un soleil éblouissant traverse les vitres couvertes d’éclaboussures d’eau de mer du navire de la Garde côtière canadienne, le W.E. Ricker. Le commandant du navire, le capitaine Stuart Aldridge, observe attentivement le trafic maritime du côté de Puget Sound, sur la côte de l’État de Washington. Un énorme filet de fond est tendu à l’arrière du navire de 58 mètres de long, et l’équipage, des scientifiques de Pêches et Océans Canada (MPO) et des représentants du Department of Fish and Wildlife des États-Unis, attend la prise avec impatience. Tous espèrent que la pêche sera bonne et permettra de collecter une multitude de spécimens qui pourront déterminer l’état de santé des stocks de saumon, tant aux États-Unis qu’au Canada.
Le W.E. Ricker est un navire scientifique de haute mer et à l’instar de beaucoup d’autres navires de la Garde côtière, il s’agit d’un navire polyvalent. Cela signifie qu’il est équipé de manière à pouvoir effectuer deux types de mission, ou plus, au cours d’un même voyage—une caractéristique qui permet à la Garde côtière de répondre aux besoins de plusieurs clients à la fois (notamment les responsables et les scientifiques affectés à la conservation des ressources en poisson). Le capitaine Aldridge pourrait ainsi être appelé à agir à titre de commandant sur place, advenant une marée noire, au beau milieu d’une opération de recherche et de sauvetage. Dans les faits, le capitaine Aldridge en a déjà fait l’expérience à plusieurs reprises, lors de tempêtes hivernales au large des îles de la Reine-Charlotte dans le nord de la Colombie-Britannique. Une telle situation peut se produire à tout moment; c’est pourquoi l’équipage doit être fin prêt et en état d’alerte.
Vingt ans après avoir obtenu son diplôme du Collège de la Garde côtière canadienne en Nouvelle-Écosse, et gravi les échelons pour devenir commandant d’un navire de la Garde côtière, le capitaine Aldridge reconnaît qu’il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre.
« Par exemple, le temps passé avec les scientifiques me permet de mieux comprendre leur point de vue », dit-il. « Il y a quelques mois, pendant un projet de recherche sur les baleines à bord du W.E. Ricker, l’équipage a appris tout au long de la semaine comment effectuer le suivi des parcours d’alimentation des orques-épaulards. J’ai été marin toute ma vie, et ce n’est que maintenant que j’apprends à quel point ce mammifère marin est extraordinaire ». Le capitaine estime également qu’il a eu l’occasion de découvrir des régions du pays que de nombreux Canadiens n’auront jamais la chance de voir.
Mais pour le capitaine Aldridge, le secteur public a une ou deux choses à offrir que le secteur privé ne peut concurrencer : la diversité des tâches à bord d’un navire de recherche scientifique polyvalent et un horaire de travail souple, à savoir 28 jours de service et 28 jours de congé. Durant une période de quatre semaines, le capitaine Aldridge peut être aux commandes d’un navire de recherche scientifique sur le saumon au large de la côte de l’Alaska. Au terme d’une période de repos et de récupération de quatre semaines, la prochaine affectation du capitaine pourrait être d’accueillir à bord du navire une équipe de scientifiques chargés d’un programme de pêche expérimentale d’une nouvelle espèce, afin de déterminer si elle pourrait éventuellement devenir une pêche commerciale rentable. Aux yeux du capitaine Aldridge, cette diversité n’a pas de prix et c’est la raison pour laquelle il manifeste autant d’enthousiasme à l’endroit de la fonction publique.
MPO ne pourrait s’acquitter de toutes ces tâches sans l’appui indéfectible de la Garde côtière canadienne—y compris le W.E. Ricker. Selon le matériel et l’équipement qu’ils transportent, ces navires servent de plateforme aux scientifiques qui étudient le fond des mers, aux hydrographes responsables des cartes de navigation maritime et aux spécialistes des pêches appelés à analyser, à préserver et à protéger les écosystèmes aquatiques—tous des secteurs vitaux pour une connaissance approfondie et une gestion durable des océans et des ressources aquatiques du Canada. La compétence et la capacité du capitaine Aldridge de contribuer activement à ces travaux de recherche permettent à MPO de poursuivre son objectif visant à assurer la santé et la pérennité des stocks de poissons du Canada.
Même si le travail effectué à bord du W.E. Ricker ne se retrouve pas en tête de liste des préoccupations de la plupart des Canadiens, le capitaine Aldridge est convaincu du fait que le navire, l’équipage et les scientifiques de MPO contribuent tous ensemble à préserver et à protéger nos ressources naturelles.
