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Marc GaudreauProfil : Marc Gaudreau

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Pour Marc Gaudreau, la graphologie, les contrefaçons, les agents biologiques, l’ADN, les fumigants et la détection des radiations et des explosifs font partie du quotidien.

« Il n’y a pas d’autres
laboratoires comme
celui-ci au Canada. »

Marc Gaudreau aime relever de grands défis, et c’est exactement ce que sa carrière dans la fonction publique lui permet de faire. Depuis plus de 20 ans, Marc travaille dans le domaine de l’examen judiciaire des documents. Il est présentement gestionnaire à la Direction des travaux scientifiques et de laboratoire (DTSL) de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) à Ottawa.

« Il n’y a pas d’autres laboratoires comme celui-ci au Canada », confie Marc. Graphologie, contrefaçons, agents biologiques, ADN, fumigants, détection des radiations et des explosifs font partie du quotidien pour les scientifiques du DTSL.

Débuter dans la fonction publique

Marc a entrepris sa carrière dans la fonction publique au début des années 1980. Diplômé en chimie de l’Université d’Ottawa, il a occupé son premier poste à la GRC dans le domaine de l’examen judiciaire des documents. Par la suite, il a travaillé durant dix ans au Service canadien du renseignement de sécurité avant de se joindre au laboratoire de Revenu Canada en 1995.

C’est à cette époque que Revenu Canada avait constaté une augmentation de la fraude fiscale et des fausses pièces d’identité, et cherchait de l’aide pour mettre sur pied un service d’examen judiciaire spécialisé. Marc fut le premier analyste en documents embauché par Revenu Canada et c’est exactement ce genre de travail qu’il voulait accomplir. Au cours de sa première année, le laboratoire a analysé plus de 800 documents suspects, en grande partie des dossiers d’impôt et fiscaux, faisant ainsi économiser des millions de dollars au public canadien.

Se concentrer sur l’authentification de documents

Aujourd’hui, la DTSL fait partie de l’ASFC. L’équipe de Marc se concentre sur l’authentification de documents, comme des dossiers d’impôt et des pièces d’identité. En 2007, elle a obtenu le Prix d’excellence de la fonction publique et est reconnue de par le monde pour ses méthodes de détection et d’analyse de produits chimiques spécifiques trouvés dans l’encre, qui se transforment au fil du temps.

« C’est comme entrer dans une pièce fraîchement peinte, raconte Marc. On peut sentir l’odeur de la peinture fraîche. Le même principe s’applique à l’encre sur une page. En étudiant les taux d’évaporation de l’encre et la quantité de solvant, il est possible d’établir si un document a été “fraîchement” préparé, ce qui peut déterminer si un document est authentique ou non. »

Au cours des 12 dernières années, plus de 60 000 documents ont été examinés à la DTSL. L’accent accru mis sur la sécurité à la frontière et les événements du 11 septembre 2001 ont contribué à la demande des services du laboratoire. L’équipe de Marc peut devoir examiner tout un ensemble de documents pour établir s’ils sont l’œuvre d’un même faussaire ou évaluer un certificat de naissance suspect trouvé par un agent des services frontaliers. Une façon de déterminer si des documents sont faux est de trouver des anachronismes : si un document est daté des années 1960, on ne devrait pas avoir eu recours à une technologie ou à des encres non disponibles à l’époque.

Emploi lié à la haute technologie

Aujourd’hui, les documents sont de plus en plus sophistiqués, comportant des éléments de sécurité intégrés. L’équipe de Marc dispose donc d’un matériel complexe pour les examiner. « Nous changeons nos loupes », déclare Marc. Par le passé, le laboratoire utilisait des microscopes spéciaux pour mesurer, par exemple, l’épaisseur de la poudre à imprimer sur une page. Aujourd’hui, Marc et son équipe se servent d’ordinateurs comportant des filtres spéciaux et une vision robotique pour examiner les éléments invisibles à l’œil nu, comme la nano-impression et les encres thermosensibles.

De l’examen de 800 documents lors de sa première année à celui de 8 000 l’an dernier, Marc a vu de nombreuses transformations au laboratoire et dans son champ d’expertise depuis 1995. Les scientifiques du DTSL sont actifs dans plusieurs autres secteurs de la gestion frontalière. Ils n’ont plus besoin d’être collés à leurs appareils; ils peuvent voyager avec des microscopes UV et infrarouges portables et des capteurs chimiques à distance peuvent être utilisés pour contrôler des marchandises et pour évaluer les risques. 

Pour la sécurité des Canadiens

Pour Marc, le fait que son travail contribue à la sécurité de la population canadienne est sa plus grande récompense. Mais l’identification de faux documents n’est qu’un segment de l’équation. L’intégrité des documents et la protection de la vie privée des Canadiennes et des Canadiens sont des questions également importantes. C’est pourquoi le laboratoire collabore avec d’autres organismes gouvernementaux pour aider à élaborer de meilleurs mécanismes de sécurité pour les documents.

Marc travaille présentement à mettre sur pied un nouveau secteur pour la DTSL, la Section des technologies avancées. Celle-ci sera destinée à la recherche et à la promotion des technologies émergentes ayant un grand potentiel pour les applications de sécurité frontalière, comme la nanotechnologie et l’exploration des données (qui peut servir à identifier des schémas à partir de quantités massives de renseignements). Il étudie également la technologie servant à améliorer la confidentialité afin de veiller, par exemple, à ce que les données biométriques ne soient pas compromises. Marc adore être à la fine pointe des nouvelles technologies, et il est impatient de voir ce que le futur lui réserve.


  • Suivant : Loryn Gentle a participé au programme COOP et s’est vu offrir un poste de spécialiste en communications grâce à un mécanisme d’intégration destiné aux étudiants.
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