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Brian Kilpatrick a comme bureau les 9 000 hectares de forêt mixte qui constituent la Forêt expérimentale Acadia (FEA), au Centre-Sud du Nouveau‑Brunswick.Quelle image avez-vous des agents des services frontaliers? Les agents de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) représentent notre première ligne de défense et veillent à ne pas laisser entrer au Canada les personnes inadmissibles, la contrebande et les substances illégales. Ils contribuent ainsi à la croissance et à la prospérité économique de notre pays.
Près de 100 millions de voyageurs entrent au Canada chaque année, plus de 8 millions d’importations commerciales sont traitées et plusieurs milliards de dollars en droits et taxes sont perçus. Que ce soit permettre le droit d’entrée aux voyageurs dans un aéroport, procéder au dépistage de colis au moyen de rayons X dans un centre postal ou effectuer une fouille dans un navire en mer qui est au large des côtes, les agents des services frontaliers veillent à ce que toutes les personnes et les marchandises qui entrent au pays soient conformes aux lois ou autres exigences canadiennes.
Les agents des services frontaliers contribuent également à la lutte contre le terrorisme international et à l’immigration illégale et préviennent l’introduction au Canada de maladies humaines, animales et végétales.
Lorsque nécessaire, les agents accomplissent des activités d’exécution de la loi en imposant différentes sanctions, y compris des avertissements et des sanctions pécuniaires, et en saisissant des marchandises et des biens. Ils aident ainsi les entreprises canadiennes à demeurer compétitives et assurent une circulation fluide des voyageurs et des marchandises légitimes à la frontière.
Pour effectuer leur important travail, les agents s’appuient sur les dernières technologies et techniques. Par exemple, les systèmes d’inspection des véhicules et du fret mobiles sont munis de rayons gamma pour détecter la contrebande, les armes et les autres produits potentiellement dangereux qui pourraient être dissimulés dans des conteneurs. Les agents se servent de spectromètres de mobilité ionique pour détecter les drogues, de télémètres à laser pour révéler de fausses parois dans des conteneurs et de moniteurs multi-gaz pour détecter les gaz toxiques et explosifs dans les navires. Ils emploient également la technologie biométrique (lecture de l’iris) dans certains aéroports, dans le cadre du programme NEXUS, de sorte que les voyageurs préautorisés puissent franchir les douanes rapidement et en toute sécurité.
Mais la technologie n’est pas la seule solution. Les chiens détecteurs sont aussi des outils précieux pour les agents; ils sont présents dans tout le Canada aux bureaux aériens, routiers, maritimes et ferroviaires pour détecter les stupéfiants, les armes à feu, les devises, ainsi que les produits agricoles qui pourraient contenir des insectes nuisibles et des maladies.
Les agents des services frontaliers reçoivent une formation rigoureuse, y compris le recours à la force et la manipulation d’armes à feu, afin de les aider à détecter des activités et des comportements illicites et à réagir rapidement et résolument pour appréhender les terroristes et les personnes à risque élevé. Ces compétences leur ont également permis de ramener plus de 1 500 enfants disparus ou enlevés auprès des personnes qui en ont légalement la charge, par le biais de Nos enfants disparus, un programme conjoint de l’ASFC, de la GRC, des Affaires étrangères et Commerce international Canada et du ministère de la Justice Canada.
Qui peut devenir agent des services frontaliers? Des professionnels, tant des femmes que des hommes, qui sont stimulés par la diversité et l’aventure et qui croient au service au public et qui veillent à protéger la sécurité et le bien-être économique du Canada. Chaque jour, les agents des services frontaliers œuvrent sur la ligne de front et dans les coulisses au service du Canada et des Canadiens.
La carrière peut emprunter de nombreuses voiesLa carrière des agents des services frontaliers peut emprunter de nombreuses voies. Sandy Chatha est agente depuis plus de 16 ans dans la région métropolitaine de Vancouver où elle a exploré presque tous les volets des services frontaliers et d’exécution de la loi. Sandy était la première femme d’origine sikhe à devenir constable de la GRC et la première Indo-Canadienne à servir dans une petite ville de l’Alberta en 1989. Elle s’est toujours intéressée aux questions d’immigration et de service au public. Donc, à son retour à Vancouver, elle a posé sa candidature à un poste d’agente des services frontaliers. Elle a débuté sa carrière au centre postal de Vancouver, pour éventuellement être mutée aux Opérations commerciales. Elle fait présentement partie de l’équipe des Exportations et elle a œuvré au sein de chaque unité des Opérations des entrepôts et portuaires de la région métropolitaine de Vancouver.
Sandy puise sa plus grande satisfaction dans l’aide qu’elle apporte aux nouveaux immigrants qui arrivent au Canada. « En tant qu’agents des services frontaliers, nous sommes les premiers contacts des nouveaux immigrants et des visiteurs au pays. Il va sans dire que nous leur laissons une impression durable, dit Sandy. Ainsi, que ce soit en guidant les immigrants lors du processus initial d’inspection ou en les aidant à remplir un formulaire, je crois que nous devons faire bonne impression et manifester notre fierté en notre travail et en notre pays. »
Sandy fait activement la promotion de l’égalité et de la diversité; elle fait partie du Comité sur l’équité en matière d’emploi et la diversité de la région métropolitaine de Vancouver depuis sa création en 2000. En tant que présidente de ce comité, elle inspire ses collègues à se joindre à elle pour promouvoir l’équité et la diversité en milieu de travail.
Agente d’exécution de la loiLe travail des agents des services frontaliers comprend plusieurs aspects, et c’est cette diversité qui attire un groupe tout aussi diversifié de personnes. Prenons l’exemple de l’agent Marlene Elliott qui est devenue agente des services frontaliers après avoir obtenu ses diplômes en droit. Marlene avait toujours aspiré à une carrière dans le domaine de l’exécution de la loi. « Après être devenue avocate, j’ai compris que le service au public était ma véritable vocation », dit-elle. Un jour, elle a aperçu une affiche de recrutement d’agents des services frontaliers et a su immédiatement que c’était le travail idéal pour elle. Elle est devenue agente en novembre 2006 et elle travaille présentement à l’aéroport international Macdonald-Cartier d’Ottawa.
Les agents des services frontaliers font souvent plus que leur devoir. Ce fut certainement le cas de Joel Grondin, agent des services frontaliers dans la région de Windsor–St. Clair, qui était affecté à l’opération d’un Système d’inspection des véhicules et du fret (VACIS). Alors qu’il travaillait à l’ordinateur à l’intérieur du camion VACIS, il aperçut un chariot frontal hors de contrôle. L’agent Grondin vit que le chauffeur semblait inconscient. Il sortit donc rapidement du camion et se précipita vers le chariot. Il monta du côté du chauffeur, attrapa le volant et appliqua les freins pour empêcher le chariot de passer à travers une clôture en grillage donnant sur une aire de dédouanement où des véhicules étaient en attente. Grâce à ses efforts héroïques, l’agent Grondin a sauvé le chauffeur et peut-être bien d’autres personnes.
