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Martine St-Germain dit : « Quand on voit des résultats après trois ans et que l’entreprise a triplé ses profits, c’est gratifiant. »
Profil : Jeremy Stewart À Pêches et Océans Canada (MPO), personne ne fait une plongée sans le consentement de Jeremy Stewart. En tant que coordonnateur national du Programme de sécurité en plongée au MPO, Jeremy a pour tâche de veiller à ce que tout employé du MPO qui passe du temps sous l’eau revienne sur la terre ferme en toute sécurité.
« Il existe des dispositions législatives en matière de santé et de sécurité s’appliquant aux employés fédéraux qui font de la plongée dans le cadre de leur travail » explique Jeremy. « Je veille à ce que tous mes collègues régionaux qui font de la plongée pour leur travail le fassent de façon sécuritaire et efficace. À l’échelle nationale, mon rôle est d’influencer les politiques et de rechercher des partenariats. »
Jeremy souligne que, tout intéressant et même fascinant qu’il soit, le monde sous-marin peut aussi être dangereux si la marche à suivre n’est pas respectée quand on l’explore. C’est à lui de voir à ce que les plongeurs et leur équipement soient en excellente condition.
Il est vrai que Jeremy peut être pointilleux sur les règles, mais sa vigilance a bien servi, puisque aucun accident n’est arrivé depuis qu’il est devenu coordonateur national l’an dernier. En 2007, par exemple, les plongeurs du MPO ont fait 2898 incursions dans les profondeurs de la mer et en sont toujours revenus sains et saufs.
« Je suis allé partout au Canada, dit Jeremy. Une des activités qui m’intéressent est de plonger sous la glace marine dans l’Arctique. » Lorsque l’eau se réchauffe, on retrouve Jeremy à bord d’un navire de la Garde côtière aux confins du Nord canadien, effectuant lui-même des plongées ou supervisant des équipes du monde entier.
En 2002, Jeremy a collaboré avec l’un des meilleurs photographes sous-marins du monde, Paul Nicklen, pour produire un article pour le National Geographic intitulé « Breaking the Ice » (Briser la glace).
Et de nos jours, Jeremy et son équipe de plongeurs jouent un grand rôle dans un projet de recherche de 40 millions de dollars de l’Année polaire internationale (API) — l’Étude sur le chenal de séparation circumpolaire. Son but est d’en apprendre davantage sur l’écologie de la région polaire du Canada et d’aider à prédire l’impact des changements climatiques.
Jeremy a aussi été invité à l’atelier sur la plongée de l’API en Norvège pour représenter le Canada au sein d’un groupe d’experts interdisciplinaire. Il a partagé ses connaissances avec les autres spécialistes, et ils ont élaboré ensemble de nouvelles stratégies pour faire de la plongée dans les milieux polaires.
À bien y penser, il semble qu’entrer à la fonction publique a permis à Jeremy de transformer une passion de jeunesse en une carrière stimulante.
« Je fais de la plongée depuis que j’ai 12 ans, » explique-t-il. « J’ai commencé à travailler pour le MPO alors que j’étais à l’université. J’ai eu une très bonne expérience à la fonction publique. Il y a tellement d’occasions de vivre des expériences enrichissantes et de possibilités de perfectionnement professionnel et de promotion. »
