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Steve Campana dit : « Je découvre de nouvelles données qui pourraient changer le monde grâce à l’adoption de pratiques de conservation, de préservation et de pêche rationnelle. »
Profil : Steve Blasco En tant qu’expert mondial réputé en topographie des fonds marins, Steve Blasco est souvent sur la route. Ou, plus précisément, en mer.
Géophysicien en génie maritime pour Ressources naturelles Canada, Steve est reconnu pour les travaux qu’il effectue en utilisant le sonar multifaisceaux pour cartographier les ressources. Le sonar multifaisceaux est un instrument très sophistiqué qui crée des images précises des fonds marins grâce à plusieurs faisceaux sonars.
Lauréat de plusieurs prix et distinctions, y compris l’Ordre du Canada en 2001, Steve effectue présentement des recherches qui visent à faire progresser nos connaissances des effets des changements climatiques et du réchauffement planétaire sur les littoraux de la planète.
Globe-trotter, cinéaste et topographe des fonds marins : voilà des carrières que n’envisageait guère Steve à la fin des années 1960, lorsqu’il s’est inscrit à la Queen’s University, à Kingston, en Ontario.
Natif de Toronto, Steve se voyait devenir expert en explosifs, jusqu’à ce que sa vue commence à baisser. Né avec une légère perception lumineuse dans l’oeil droit, Steve a commencé à perdre la vue de l’œil gauche pendant ses études à la Queen’s University. Bien que sa vision périphérique ait été sauvée grâce à une chirurgie expérimentale au laser en 1970, son acuité visuelle est aujourd’hui limitée à 6 p. 100.
Étant toutefois du genre à voir le bon côté des choses, il dit à propos de la profession qu’il a choisie que, « puisque personne ne savait à quoi ressemblait le plancher océanique, je n’étais pas moins à ma place ici qu’un autre ».
Au cours des trente dernières années, ses expéditions avec la Commission géologique du Canada l’ont mené dans la région des Grands Lacs, dans l’Arctique canadien, en Russie, au Japon, en Chine, en Norvège, dans les Caraïbes, aux Bermudes et même au pôle Nord.
Alors qu’il travaillait sous les eaux du pôle Nord et de la mer de Beaufort, Steve a contribué à la découverte de gigantesques volcans de boue au fond des océans (les pingos). Il a aussi trouvé des moyens d’évaluer la stabilité du plancher océanique sous les plates-formes de forage en mer, et il a participé à la production du film IMAX Titanica, sorti en 1995.
Sur la côte des Bermudes, il a participé à la découverte d’indices prouvant que le niveau de la mer a déjà été plus bas d’environ 9 mètres. Il a également élucidé le mystère d’un petit peuplement de cèdres submergé depuis 7300 ans, une histoire que raconte le film Oceans in Motion.
Ses travaux de recherche sur l’élévation du niveau des mers auront une importance déterminante sur l’infrastructure de nos côtes. Ainsi, des niveaux d’eau plus élevés signifient que les ouragans peuvent pénétrer plus loin à l’intérieur des terres et causer encore plus de dégâts.
« Pour protéger les littoraux, nous devons bien comprendre ce que fait Mère Nature », dit-il.
