SCT > c’est ma journée > Automne 2008 > Profils > Elsa Jacobson / Christine Firth
Simon Kennedy dit : « J’aime l’idée de servir le public et de participer à notre processus démocratique. »
Profil : Elsa Jacobson / Christine Firth La plupart d’entre nous se rendent au travail en auto, en autobus, à vélo ou à pied, mais rares sont ceux qui s’y rendent par avion.
L’avant-dernier mercredi de chaque mois, l’une des agentes de service au citoyen du centre de Service Canada d’Inuvik, Elsa Jacobson ou Christine Firth, fait 150 kilomètres en avion pour se rendre sur les côtes de l’océan Arctique.
Là, sur la partie la plus septentrionale du Canada, elles offrent des services externes aux 900 habitants de Tuktoyaktuk, ou « Tuk » comme les habitants l’appellent. Elles fournissent aussi des services aux collectivités d’Aklavik, de Sachs Harbour, de Tsiigehtchic, d’Ulukhaktok, de Paulatuk et de Fort McPherson.
Elsa et Christine offrent aux habitants de ces régions nordiques l’accès à une gamme complète de services et d’avantages sociaux du gouvernement, allant du développement social à l’emploi, en passant par les passeports.
Il peut être dangereux de se rendre dans ces collectivités éloignées, particulièrement en hiver.
« En hiver, à Tuk, les blizzards durent parfois plusieurs jours, dit Elsa. Mon vol de retour peut être annulé et je reste alors coincée là-bas. Heureusement, j’y ai vécu pendant 18 ans et je connais tout le monde. »
Le Nord recèle bien d’autres difficultés, y compris une courte période d’ensoleillement pendant trois mois. Mais Elsa, qui a vécu dans le Nord toute sa vie, n’en est pas déboussolée. En fait, elle ne s’en rend presque plus compte. L’été, le voyage n’est pas vraiment plus facile. Un épais brouillard peut recouvrir l’océan et rendre les vols impossibles.
Elsa dit qu’elle adore son travail malgré les difficultés. « J’aime savoir que nous aidons les gens. Ils peuvent être si reconnaissants, en particulier certains des anciens qui ne savent ni lire ni écrire, et qui ont besoin d’aide pour divers formulaires. »
Le lancement récent du programme de Paiement d’expérience commune (PEC) a fait augmenter de beaucoup l’affluence au bureau de Service Canada à Inuvik. Le PEC fait partie de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, en vertu de laquelle on verse des paiements compensatoires aux anciens étudiants de ces pensionnats.
Les bureaux externes de services mobiles de Tuk et le bureau d’Inuvik ont été très achalandés. « La file s’étirait jusqu’à l’extérieur! », dit-elle.
