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Sophie Pitre-Arseneault Selon Sophie PitreArseneault, les Canadiens doivent « participer aux processus décisionnels » lorsqu’il s’agit de leur santé.
Profil : Barry Pitcher Tous les jours, le caporal Barry Pitcher, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), se lève aux aurores et se dirige vers un bureau à l’épreuve des bombes pour lire les rapports de police de la nuit. Lorsqu’il sort patrouiller, il porte un casque et un gilet pare-éclats, une arme militaire et se déplace en véhicule blindé léger.
En mission à titre d’agent de formation auprès de la Police nationale afghane (PNA), Barry est en garnison au Camp Nathan Smith, une base militaire du district de Kandahar, en Afghanistan, un pays ravagé par la guerre.
Barry explique sa mission : « Nous contribuons à renforcer la capacité de la Police nationale afghane et aidons cette dernière à se constituer en force policière autonome crédible. Nous participons aussi à la surveillance des agents de police afghans et à leur formation en techniques policières opérationnelles. »
La formation porte autant sur la façon de passer des menottes que sur la fouille de bâtiments, de véhicules et de personnes, sur l’établissement et la garde de postes de contrôle de véhicules, la construction de sous-commissariats de police et le secourisme avancé.
« Bon nombre d’agents de la PNA que j’ai rencontrés avaient tout juste une chemise sur le dos et portaient un AK-47 armé de quatre balles. Ils étaient cependant les élèves les plus attentifs que je n’ai jamais eus. Quand on sait que ce que l’on a transmis à d’autres policiers sauvera un jour des vies, on éprouve un sentiment formidable. »
Barry a de bons antécédents pour gérer une affectation dans une zone de combat. Après ses études secondaires, il a fréquenté le collège militaire et est devenu officier d’infanterie, avant de se joindre à la GRC.
« Grâce à mon expérience de soldat et de policier, je peux vous dire qu’il n’y a pas de plus grande vocation que de servir ses concitoyens canadiens », déclare Barry.
Barry dit que son travail en Afghanistan lui a procuré l’un des moments les plus riches de sa carrière.
« Le moment le plus mémorable que j’ai vécu fut de voir un agent de la PNA, victime de plusieurs balles, mais toujours en service dans le désert. Ne pouvant s’offrir les services d’un médecin pour le soigner, il était retourné à son poste. Cela m’a incité à organiser avec l’armée un programme de premiers soins aux traumatisés, et j’ai donné aux policiers afghans une formation en sauvetage. »
« Dès le premier cours que nous avons donné au camp, les élèves se sont montrés très enthousiasmés de recevoir la formation, se rappelle Barry. Quand ils ont obtenu leurs certificats, leurs trousses de premiers soins et leurs insignes de la Croix-Rouge, c’était comme s’ils avaient touché chacun un million de dollars. Plusieurs d’entre eux nous ont étreints avant de retourner à leurs commissariats de police. »
« On trouve vraiment gratifiant d’être fonctionnaire quand on constate qu’on a fait une telle contribution dans la vie de quelqu’un. »
