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L’agente Mélanie Girouard et son chien détecteur font leur boulot pour empêcher la contrebande au Canada.
Profil : Sandra Ginnish C’est le père de Sandra Ginnish qui, le premier, l’a encouragée à poursuivre sa carrière au‑delà de l’horizon des Maritimes.
Ce conseil a incité Sandra, une femme micmaque de la Première nation de Membertou en Nouvelle‑Écosse, à commencer une carrière illustre de 33 ans au ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien. Au cours de ces trois décennies, elle a grimpé les échelons et façonné un grand nombre des politiques qui ont amélioré les relations du gouvernement canadien avec ses peuples autochtones du Canada.
« J’ai déménagé à Ottawa parce que j’y avais des parents et amis, affirme Sandra. Je croyais qu’à titre de membre des Premières nations, il valait mieux travailler à l’intérieur du système pour améliorer la situation. »
À titre de Directrice générale de la Direction générale des relations internationales et de l'égalité entre les sexes, Affaires indiennes et du Nord Canada, à Ottawa, Sandra a conseillé de nombreux décideurs concernant les questions autochtones. De plus, elle a aidé le ministère de la Justice à rédiger la nouvelle législation.
Sandra est reconnue notamment pour avoir amélioré les lois sur les biens immobiliers dans les réserves. Elle a joué un rôle déterminant dans la conception d’un projet de loi qui protégerait les biens des femmes y résidant.
« Il existait une lacune en ce qui concerne le droit des femmes à une protection lors de la rupture de leurs relations, affirme Sandra. Pour la corriger, ajoute-t-elle, nous avons établi un groupe de travail auquel participait l'Association des femmes autochtones du Canada et l’Association des Premières nations.
Je suis très fière de ce processus de consultation. »
Comme elle se trouve fréquemment au carrefour entre deux mondes différents—le gouvernement canadien et la collectivité autochtone—Sandra doit souvent faire preuve de tact et de diplomatie.
« Une grande partie de mon travail a consisté à établir des liens avec les groupes et les organisations autochtones », déclare Sandra.
« L’un des secrets est d’écouter vraiment, d’entendre ce que les gens nous disent, de poser les bonnes questions, de chercher à voir toutes les facettes d’une question – et de ne pas se limiter au point de vue de son ministère. »
En reconnaissance de tous ses efforts, Sandra s’est vu décerner récemment un des Prix d'excellence de la fonction publique 2008.
Dans le cadre de ses fonctions, Sandra a visité des collectivités autochtones à l’extérieur du Canada dans des pays tels que le Brésil, le Chili, le Pérou, le Mexique, le Botswana et les Philippines. Lors de ces missions, elle a expliqué la politique du Canada à l’égard de ses peuples autochtones.
« Le Canada est un chef de file en matière de protection constitutionnelle dans certains secteurs et en ce qui concerne le niveau et la profondeur des programmes gouvernementaux à l’intention des peuples autochtones», affirme Sandra.
« J’ai eu l’occasion de travailler avec des gouvernements qui offrent beaucoup moins de soutien. C’était un véritable privilège de parler de ce que faisait le Canada. »
Lorsqu’elle prendra sa retraite en juin, Sandra aura consacré 33 années à la fonction publique. Elle peut tirer fierté d’avoir réalisé ses objectifs.
« Au fil du temps, j’ai vu d’énormes changements dans la façon dont le gouvernement aborde les Autochtones et suscite leur participation », déclare-t-elle.
