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Robert Jinchereau estime qu’il est « très gratifiant de contribuer à sauver des vies ».
Profil : Catherine Hickson Catherine a toujours été fascinée par les roches, mais elle n’avait jamais imaginé qu’elle deviendrait un jour l’une des spécialistes les plus éminentes au monde en matière de volcans.
« Lorsque j’étais enfant, je possédais des centaines de roches. Je me suis toujours intéressée à la géologie. J’ai réalisé des projets d’envergure sur ce sujet, en particulier sur les volcans. Cependant, je n’avais jamais envisagé de choisir ce domaine comme carrière. »
Catherine est aujourd’hui vulcanologue au sein de la Commission géologique du Canada (CGC) de Ressources naturelles Canada, à Vancouver. Catherine, qui se décrit comme une « détective des volcans », se concentre sur la vulcanologie et la cartographie. « J’essaie de comprendre les volcans, notamment la façon dont ils ont évolué et se sont formés. Je rassemble de nombreux éléments d’information et je réponds à des questions. »
Catherine a d’abord étudié les loisirs et la psychologie à l’Université de l’Alberta. Elle a toutefois décidé, par hasard, de prendre un cours en géologie afin de satisfaire aux exigences de son programme. Cette décision imprévue allait changer sa vie.
L’éruption du mont St. Helens, survenue en 1980, constitue la pierre angulaire de la carrière de Mme Hickson. Par un concours de circonstances, Catherine a assisté à cet événement majeur. L’éruption du mont St. Helens a éveillé sa passion pour la vulcanologie.
Dans les années 1980, les femmes étaient peu nombreuses dans le domaine scientifique, particulièrement dans le domaine des sciences de la Terre. Toutefois, des professeurs qui ont reconnu les aptitudes de Catherine ont encouragé celle-ci à poursuivre des études doctorales.
Plus tard, cette expérience a incité Catherine à devenir un modèle et une conseillère pour les jeunes femmes canadiennes du domaine scientifique. « Au fil des ans, j’ai participé à plusieurs programmes de mentorat », affirme Catherine. « Pendant mes études universitaires, j’ai été témoin de l’importance du rôle que jouaient mes conseillers. »
« Les femmes sont minoritaires dans le domaine scientifique, et elles ont des préoccupations particulières », fait remarquer Catherine. « Je souhaite aider de jeunes femmes ambitieuses à poursuivre une carrière scientifique et à accepter des rôles de dirigeantes au sein de leur profession. »
Depuis ses études universitaires, Catherine a gravi les échelons en tant que spécialiste en matière de volcans, et on lui doit de nombreux articles scientifiques. En 1995, elle a été sélectionnée pour diriger le bureau régional de Vancouver de la CGC et en 1996, elle a géré le Projet multinational des Andes : Géosciences pour le développement durable (PMA : GDD). Parmi ses partenaires, on comptait le Canada, l’Argentine, la Bolivie, le Chili et le Pérou. Leur but était de trouver de nouvelles richesses minérales et d’aider à créer des communautés durables. En 2002, elle a dirigé un deuxième projet international lié aux géosciences : Géosciences des communautés des Andes (PMA : GCA). La Colombie, l’Équateur et le Venezuela ont été ajoutés à la liste de ses partenaires, et le nouveau projet a surtout porté sur les risques naturels (volcans, tremblements de terre et glissements de terrain).
La participation de Catherine à une multitude de projets lui a valu le respect de ses pairs, au Canada comme à l’étranger. En 1999, Catherine a reçu le Prix du Chef de la fonction publique.
